Katarina MAZETTI, Le mec de la tombe d’à côté, Gaïa Editions, 2009 pour la traduction française.

  Désirée, jeune bibliothécaire et citadine, vivant dans un appartement tout blanc, se rend chaque midi durant sa pause déjeuner au cimetière, sur la tombe deson mari, décédé trop tôt. Elle y croise souvent le mec de la tombe d’à côté dont l’apparence l’agace. Elle le surnomme « le forestier ».
  Benny vient sur la tombe de sa mère. Il vit à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches, harassé par le travail qu’il doit maintenant gérer tout seul. Il est exaspéré par Désirée qu’il trouve terne et mal fagotée et l’appelle intérieurement « la crevette ».
  Un jour pourtant la magie s’opère grâce au sourire lumineux qu’ils vont avoir simultanément.
  Nous voilà partis pour une histoire d’amour pleine d’humour, assez cocasse entre deux contraires.

Fin
Sofi Oksanen, Purge, Le Livre de Poche

  Purge (titre original en finnois : Puhdistus) est un roman finlandais de Sofi Oksanen publié originellement en 2008 et en français le 25 août 2010 aux éditions Stock. La même année le roman est lauréat du prix Femina étranger et du prix du roman Fnac après avoir été vainqueur de très nombreux prix dans les pays nordiques.
L'intrigue commence en 1992 avec une femme âgée, Aliide Truu, qui vit seule dans une région d'Estonie reculée. La vieille femme s'est isolée de la société ambiante et observe la jeunesse de son pays, y compris sa fille, quittant la campagne pour les régions plus urbaines de Finlande. Un jour, en regardant par la fenêtre de la cuisine, elle découvre Zara, la petite-fille de sa sœur Ingel. Zara avait été forcée de se prostituer par la mafia russe mais s'est échappée. La seule chose qu'elle avait pour l'aider à trouver de l'aide était une photographie de sa grand-mère avec le nom d'Aliide dessus. L'histoire continue ensuite avec une série de retours en arrière qui développent la relation d'Aliide et de sa sœur, qui repose sur leur rivalité pour gagner l'amour de Hans Pekk durant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire se termine alors qu'Aliide commence à trouver l'apaisement vis-à-vis de sa jalousie contre sa sœur, et que Zara trouve la rédemption par rapport aux abus sexuels qu'elle a subis. (Source : Wikipedia)

Fin

Arto Paasilinna, Petits suicides entre amis, Folio Gallimard
   Deux hommes se retrouvent par hasard dans une grange afin de mettre fin à leur jours. Du coup, ils décident de rassembler d'autres désespérés pour monter une association et passent une annonce : « Pas sérieux s'abstenir » Road movie burlesque Anti déprime !

 ARTO PAASILINNA
Arto qui veut dire ours et Paasilinna, forteresse de pierre est né en 1942 dans un camion en plein exode. Sa famille fuyant les combats, est chassée vers la Norvège puis la Suède et la Laponie finlandaise.La famille transporte avec elle sa bibliothèque.Les circonstances  de sa naissance et les premières années de sa vie ont fait dire à Paasilinna : «J'ai connu quatre états dans ma prime jeunesse. La fuite est devenue une constance dans mes récits,  mais, il y a quelque chose de positif dans la fuite, si avant il y a eu combat. » La famille  a du fuir également les Allemands.  Dés 13 ans, il devient tour à tour ouvrier agricole et bûcheron. A 20 ans, il reprend ses études pour devenir journaliste. Il collabore à divers journaux et revues littéraires. Il écrit plus de 30 livres.Son œuvre littéraire est souvent qualifiée « d'humour écologique ». Il est également  poète, écrit pour le cinéma, la radio et la télévision. Il s'intéresse aussi aux Arts graphiques.Sa       narration est rare et remplie de bonne humeur et  de jovialité. L'humour est doux amer et burlesque. Les personnages singuliers sont un trait marquant dans ses ?uvres. La nature est elle même un personnage à part entière. Il a une vision poétique et animiste du monde. Peut -être est ce pour cela qu'il se sent proche et familier, frère en littérature, d'un Garcia nMarquez et de tous les auteurs latino-américains s'inscrivant dans la veine dite « du réalisme magique ».

Fin

 

Arto Paasilinna, Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, Folio Gallimard
  Le héros, l'inspecteur principal Jalmari Jyllanketo de la sécurité nationale finlandaise est envoyé en mission dans un centre de culture biologique : « le lac aux rennes » Pour ce faire, il se fait passer pour un contrôleur biologique, stratagème qui lui permet de découvrir un mode de fonctionnement un peu particulier. Au fond d'une mine  transformée en champignonnière, il découvre des malfaiteurs traités en esclaves. Il tombera amoureux ; ce qui changera ses plans.

 Arto Paasilinna écrit comme il boit : vite, beaucoup et régulièrement. 
  Nous pouvons boire ses mots sans modération, car très rafraîchissants.

Fin

 

Joseph Kessel, Les Mains du miracle, Folio Gallimard
  Après avoir entendu Guillaume Gallienne lire des passages de ce récit, j'ai voulu découvrir l'histoire incroyable racontée par Joseph Kessel. Incroyable mais vraie et l'auteur apporte les preuves irréfutables. C'est l'histoire du Docteur Kersten dont les massages produisaient des effets miraculeux sur ses patients. Et c'est contre son gré qu'il se voit obligé d'exercer ses talents sur Himmler, bras droit d'Hitler. Il fit en sorte qu'Himmler ne put jamais se passer de lui et, de 1940 à 1945, il obtint de lui que des milliers de gens soient épargnés des fours crématoires ou échappent à la déportation. Il amena Himmler à trahir son dieu Hitler.
   Ce récit nous replonge utilement dans cette période sombre et nous maintient en haleine quant à l'issue de la mission de Kersten. Joseph Kessel nous entraîne dans cet enfer jusqu'au suicide de Himmler en juin 1945 précédé par celui d'Hitler.

Fin

 

Hennig Mankell, Meurtriers sans visage, Le Seuil

  Meurtriers sans visage (titre original : Mördare utan ansikte) est un roman policier de Henning Mankell paru en 1991 en Suède, traduit en français en 1994 et mettant en scène l'inspecteur de police Kurt Wallander. L'année de sa sortie, le roman a obtenu le prix du meilleur roman policier suédois de la Deckarakademin (l’Académie du polar) et le prix Clé de verre par la Skandinaviska kriminalsällskapet (la Société scandinave du roman policier).
  Dans la campagne de Scanie, dans le sud de la Suède, un couple de vieux fermiers est sauvagement assassiné. La femme est torturée et, avant de mourir à l'hôpital, prononce un dernier mot : « étranger ». Ce double meurtre sordide va déclencher des réactions de colère et de xénophobie à travers toute la région.
  Qui peut bien avoir assassiné deux personnes âgées dans une ferme isolée ? Pourquoi les assassins ont-ils donné du foin à la jument du couple après avoir commis leur crime ?
  L'inspecteur Wallander va découvrir sous la surface lisse de la Suède une société en proie aux violences et aux haines les moins reluisantes. Il constatera que l'apparente bonhomie du couple n'est qu'une façade et que certains secrets sont bien gardés.
  Dans le même temps, Wallander va devoir affronter la dure réalité de son divorce d'avec Mona, la lente agonie de son collègue Rydberg et des relations conflictuelles avec son père et sa fille. (Source : Wikipédia)

Fin

Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, Le Seuil
    Ce livre a été unvrai choc de lecture. Un choc parce que le monde décrit ici n'inspire pas les romans actuels.   C'est un texte autobiographique dans lequel Edouard Louis évoque son enfance dans une famille défavorisée de 4 enfants, parents alcooliques dont la culture se limite aux films porno et où l'homosexualité est très mal vue. Ce récit est cru, cruel, violent et poignant. La langue-tantôt celle de la famille d'origine, tantôt celle qu'il a appris à maîtriser- est aussi un autre choc.

Fin

Marjane SATRAPI, Broderies, L'association, 2003.

  C'est dans un monde exclusivement féminin que Marjane Satrapi nous invite. Le repas est achevé, les hommes partent se reposer, c'est l'heure de la sieste. Les femmes préparent un samovar pour prendre le thé. C'est alors pour elles l'occasion de discuter hors de toute présence qui briderait la parole. Cette discussion est menée par la grand-mère gentiment opiomane pour qui « parler dans le dos des autres est le ventilateur du cœur... ». C'est donc le moment de parler de tout, et les sujets qui intéressent ces femmes sont nombreux et concernent leur vie, la vie des absents, des hommes, de leur sexualité, de leur santé, de leur apparence et de mille petites choses qui font la vie. C'est donc le moment de médire de tous, rire de tout, librement et crûment, sans ambages et sans précautions. Et aucune de ces femmes ne s'en prive. Les récits accumulés sont drôles, piquants, étonnants, émouvants, tragiques, pour le plaisir du lecteur qui se prend à être le confident de ces dames avec un plaisir goulu, presque voyeur. Une BD bavarde pour le plaisir du lecteur. Quant à la broderie, ce n'est ni de point de croix, ni de point de feston, ni de passé plat qu'il s'agit, ni même de point de bouclette, encore moins de point de chaînette mais de tout autre chose... Il est des raccommodages qu'il faut savoir faire quant on est une femme pour tromper le poids des traditions.
  Ne cherchez pas d'intrigue, vous n'aurez accès qu'à une succession d'intrigues racontées avec truculence par ces femmes qui, il faut bien le dire, appartiennent à un milieu plutôt aisé. Ces femmes ne bougent pas, elles sirotent leur thé tout en devisant légèrement, de cette légèreté profonde qui découvre l'individu et qui en fait son destin.
  Un ouvrage qui appartient à la veine autobiographique que Marjane Satrapi explore avec talent et adresse pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Fin

André Didierjean, La Madeleine et le Savant. Balade proustienne du côté de la psychologie cognitive, Seuil, coll. "Science ouverte", 2015.

  Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d’avoir déjà vécu le même moment dans le passé ? Pourquoi trouvons-nous beaux certains visages ? Pourquoi le vieillissement affecte-t-il la mémoire ?
  La psychologie cognitive éclaire nos mécanismes mentaux essentiels : mémoire, apprentissage, attention, sentiment d’être soi. Les découvertes récentes de cette discipline en plein essor sont ici présentées en s’appuyant sur l’une des œuvres littéraires majeures du XXe siècle, celle de Marcel Proust. Puisant dans La Recherche des passages qui illustrent, voire préfigurent, certains apports de la recherche moderne en psychologie, André Didierjean parvient à féconder la science par la fiction, alliant l’écriture romanesque la plus haute et l’objectivité scientifique la plus stricte.
  Cet ouvrage novateur jette un pont audacieux entre science et littérature.(Source : Fabula.org)

Fin
Sommaire des réunions du modeste Cercle