Le thé Oolong 乌龙茶 (transcription phonétique anglaise du chinois wūlóng chá, littéralement "thé dragon noir") est un thé chinois produit par un processus unique de forte exposition au soleil et d'oxydation partielle. Ce thé est également désigné en Chine à partir de la couleur de son infusion : il est dit thé bleu-vert (青茶, qīngchá).

Le mot Oolong (Wulong) trouve son origine dans une légende chinoise : un planteur vit surgir un dragon noir d'un théier dont les feuilles ont révélé les notes boisées de châtaigne et de noisette du Oolong. Cependant il est plus probable que le thé ait été nommé d'après son aspect : la préparation des feuilles de thés et la forme traditionnelle ondulée lui donne une forme semblable au Dragon chinois, d'où son nom "thé dragon noir.

Les wulong sont apparus sous la dynastie Ming, au XVIe siècle, au Fujian en Chine du sud (Fujian). Il existe de nombreuses théories quant à l'origine de ce thé :

• Selon la théorie "Wuyi", le thé Wulong aurait d'abord existé dans les monts Wuyi de la région du Fujian. Des poèmes datant la dynastie Qing en attestent.

 

• Selon la théorie "Anxi", le thé Wulong tiendrait son origine d'une production de thé dans la région de l'Anxi. Mais il est plus probable qu'il ait été produit plus tard que celui des monts Wuyi. On sait d'après des archives que le thé Oolong d'Anxi a été créé en 1725 durant le règne de l'empereur Yongzheng de la dynastie Qing (1644-1911). En 1862, sa production a fortement augmenté pour être ensuite exportée à Taiwan à partir de 1866.

Le Wulong est un type de thé populaire en Asie, en particulier du sud-est, où il est communément servi dans les restaurants. Sa popularité est telle que McDonald's en propose au Japon dans ses établissements. Par contre les Wulong sont encore relativement méconnus en Occident, malgré de nombreuses qualités non seulement gustatives, mais également médicinales. Ils contiennent peu de théine et peuvent donc se boire le soir. De plus, ce type de thé est en général sans amertume, et quasiment 'inratable", même en préparation à l'occidentale (95°, 4 à 6 mn). Cependant, le thé wulong s'exprime mieux en plusieurs infusions plus courtes, et surtout en Gong Fu Cha. C'est d'ailleurs le thé de la cérémonie chinoise du thé.

Les Wulong sont souvent obtenus avec des feuilles plus mûres et plus grandes que les thés verts, car récoltées plus tard dans la saison. Bien qu'elle comprenne une phase d'oxydation, a technique d'obtention est assez différentes de celle des thés noirs :

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• Il  n'existe pas en Chine de classification TGFOP, TG.... comme pour les thés des anciennes colonies anglaises.  Les thés chinois portent en général  le nom de leur zone de production

• A noter q

Selon la durée de l’étape d’oxydation (une heure dans la méthode dite chinoise, deux dans la méthode dite taiwanaise), le degré d’oxydation peut varier de 10 à 70% et les thés wulong seront plus ou moins colorés et boisés, plus ou moins proches d'un thé vert ou d'un thé noir, mais d'un goût bien différent de ceux-ci. Il existe également des vieux wulong retorréfiés à de multiples reprises (en voie d'extinction) et pour les imiter des jeunes wulong multi-torréfiés (dits "antiques") .

Certains wulongs peuvent atteindre des prix très élevés, comme par exemple le Da Hong Pao. S’il provient d’un des 4 théiers multiséculaires datant de la dynastie Ming qui ont fait son succès, son prix peut atteindre les 1 250 000$ le kilo (cf. l'anecdote Nixon). Néanmoins on peut en trouver à des prix nettement plus abordables.

Traditionnellement ce sont Taïwan et la Chine (région du Fujian et Guangdong) qui produisent ces thés. Mais l’Inde du Nord en fabrique dans la région de Darjeeling, le Vietnam, le Laos et la Thaïlande en produisent également, ainsi que le Kenya.

  • • Pour la Chine
  • Tie Guan Yin (du nom de la déesse de la miséricorde en fer) :

    Cultivé à l’origine dans la province du Fujian en Chine, il est également travaillé à Taïwan. Son oxydation va de 10 ( Tie Guan Yin Anxi) à 40% Il en existe donc une très grande variété et les crus les plus recherchés sont ceux du printemps et de l’automne. Ils s’illustrent généralement par des notes très fleuries.

     

    Wu Yi Rou Gui : il porte le nom de montagne Wu Yi, située dans le nord du Fujian. Il est également appelé le Cannelier de Jade. Son degré d’oxydation est généralement de 60%, les feuilles sont bouclées et son parfum floral, boisé.

     

    Da Hong Pao : grande robe rouge, cultivé dans la région du Fujian, sur le Mont Wuyi. L’oxydation des feuilles est forte de 40 à 60% et les feuilles sont torsadées.

     

    Feng Huang Dan cong (Guangdong). Portant des noms tels que Mi Lan Xiang (parfum d’orchidée mielleuse), Qi Lan Xiang (parfum de d’orchidée rare), Huang Zhi Xiang (parfum de gardénia) ou Zhi Lan Xiang (parfum d’iris), ces thés sont classés par le type d’arômes qu’ils offrent à l’infusion.

 

  • • Pour Taïwan

    Dong Ding : il doit son nom de Pic Glacé, à la montagne où il est cultivé dans le comté du Nantou. Son degré d’oxydation oscille entre 20 et 40% et les feuilles sont roulées en bille. C’est un oolong les plus réputés, doux avec des notes fleuries.

     

    Baï Hao :ce thé a été qualifié de Beauté orientale par la Reine d’Angleterre.
    La récolte la plus prisée est celle de juin-août où un insecte attaque la feuille, créant une réaction chimique source de notes boisées et fruitées. Son degré d’oxydation oscille entre 50 à 70%. Il est apprécié pour ses notes de miel et d’épices

     

    Ha li Shan (ou Ali Shan) également appelé Milky oolong. Son oxydation est légère : autour de 15% et les feuilles sont roulées avec leur tige. Il est très apprécié pour ses notes lactées et beurrées, dues au cultivar Jin Xuan Cha. Pour les imiter, certains thés sont "lactés" artificiellement.

     

    Baozhong (ou Pouchong) , produit dans le district de Wenshan, situé dans une région montagneuse au sud de la capitale Taipei. Contrairement aux autres wulong , la fabrication du baozhong ne passe pas par l'étape du roulage ; ses feuilles sont simplement torsadées. Il a enoutre beaucoup évolué ces dernières années et est devenu un des wulong les moins oxydés, en définitive assez proche des thés verts.